TransPKR
La TransPKR est une technique de chirurgie réfractive au laser, sans contact direct avec l’œil. Elle corrige efficacement et durablement la myopie, l’hypermétropie et l’astigmatisme, avec un haut niveau de précision et de sécurité.
Qu’est-ce que la TransPKR (PKR transépithéliale) ?
C’est une variante de la PKR (photokératectomie à visée réfractive). Comme toutes les techniques de chirurgie réfractive, elle vise à corriger les défauts visuels en modifiant la courbure de la cornée, structure transparente située à l’avant de l’œil. En modifiant cette courbure, elle permet aux rayons lumineux de converger correctement sur la rétine, améliorant ainsi la netteté de la vision.
La TransPKR a une spécificité : elle est réalisée entièrement au laser. Dans une PKR classique, le chirurgien retire manuellement l’épithélium, la couche superficielle de la cornée, avant d’appliquer le laser excimer sur le tissu cornéen situé en dessous, le stroma. En TransPKR, l’épithélium n'est pas retiré manuellement, mais avec un laser, avec une très haute précision. Dans la foulée, ce même laser sculpte la cornée pour corriger le défaut visuel. Il n’y a donc aucun contact mécanique avec l’œil. L’absence totale de contact mécanique avec l’œil constitue un atout majeur. Elle réduit le risque d’irrégularités dans l’ablation de l’épithélium et participe à la sécurité globale de la procédure. C’est cette caractéristique qui lui vaut son appellation fréquente de « chirurgie sans contact. »
Quels troubles visuels peut-on corriger avec la TransPKR ?
La TransPKR permet de corriger les principaux troubles de la réfraction. Elle est particulièrement indiquée dans la prise en charge des myopies faibles et modérées (jusqu’à -8 dioptries), ainsi que de l’astigmatisme. L’hypermétropie est une moins bonne indication pour un traitement par laser de surface, PKR ou TransPKR.
La TransPKR est-elle douloureuse ?
Pendant l’intervention, la chirurgie est totalement indolore grâce aux gouttes anesthésiantes. En revanche, contrairement au Lasik, où la récupération est quasi immédiate, la TransPKR nécessite un peu de patience. Dans les heures suivant l’intervention, une sensation de brûlure, de démangeaisons ou de corps étranger est fréquente. Ces symptômes sont tout à fait normaux : ils correspondent au processus de cicatrisation de l’épithélium. Une douleur peut être présente durant les 12 à 24 premières heures. Elle est habituellement bien soulagée par les antalgiques prescrits. Comparée à la PKR classique, la TransPKR est souvent perçue par les patients comme légèrement moins douloureuse, avec possiblement une récupération légèrement plus rapide.
Pourquoi choisir une TransPKR plutôt qu’un Lasik ?
Si le Lasik reste aujourd’hui la technique la plus répandue, la TransPKR est précieuse dans certaines situations. C’est notamment le cas lorsque la cornée est fine. Le LASIK nécessite la création d’un « capot » cornéen -une fine lamelle soulevée pour permettre le traitement au laser. Cela implique une découpe plus profonde du tissu cornéen. La TransPKR, elle, agit en surface et préserve davantage le tissu cornéen. C’est cette même raison qui fait qu’elle est fréquemment recommandée chez les sportifs exposés à des risques de chocs oculaires violents, comme les boxeurs, ou des professions telles que les militaires ou les forces de l’ordre. Si le LASIK est une technique d’un très haut niveau de sécurité et d’une efficacité remarquable, l’existence d’un capot cornéen implique, en cas de traumatisme violent direct, un risque (certes exceptionnel) de complications. Une cornée traitée par TransPKR, dépourvue de capot, supporte mieux les chocs accidentels.
Enfin, la TransPKR peut également constituer une option intéressante chez les patients souffrant de sécheresse oculaire. Celle-ci est en général moins marquée après une TransPKR qu’après un Lasik, car les nerfs cornéens sont moins affectés.
Le bilan préopératoire avant une TransPKR
Mais au-delà du type de défaut visuel, c’est le profil du patient qui détermine l’indication. Un bilan préopératoire approfondi est systématiquement réalisé, pour déterminer si le défaut visuel du patient peut être opéré, dépister une éventuelle contre-indication, et choisir la technique la plus adaptée. Ce bilan commence par un interrogatoire médical détaillé : antécédents médicaux, traitements en cours, mode de vie, contraintes professionnelles, pratique sportive… Tous ces éléments comptent. Ils permettent d’évaluer les attentes et d’anticiper les contraintes post-opératoires. Plusieurs examens, tous indolores, viennent affiner cette analyse. La topographie cornéenne permet d’obtenir une cartographie précise du relief de la cornée, afin de détecter d’éventuelles anomalies comme un kératocône débutant. La pachymétrie mesure son épaisseur, paramètre essentiel dans le choix de la technique.
Se préparer avant une opération TransPKR
La préparation est simple, mais il est important de respecter certaines consignes pour garantir la qualité du résultat. Les porteurs de lentilles doivent impérativement arrêter de les porter avant l’opération : quelques jours pour les lentilles souples, jusqu’à plusieurs semaines pour les lentilles rigides. Ce point est précisé lors du bilan préopératoire. Cette étape est cruciale, car les lentilles modifient temporairement la forme de la cornée. Il faut lui laisser le temps de retrouver sa géométrie naturelle pour garantir la précision du traitement.
Le jour de l’intervention, inutile d’être à jeun. En revanche, il est demandé de ne pas porter de maquillage sur les yeux afin de limiter tout risque d’infection. Il est également fortement recommandé de venir accompagné : la vision étant floue immédiatement après l’opération, la conduite est déconseillée. Anticiper ce retour à domicile participe au bon déroulement global de la prise en charge.
Déroulement de l’opération TransPKR
L’intervention se déroule en ambulatoire, sous anesthésie locale grâce à des gouttes. Le patient reste éveillé, mais ne ressent aucune douleur. Une fois le patient installé, le chirurgien lui pose un petit instrument maintenant les paupières ouvertes, afin d’éviter tout clignement. Le patient fixe un point lumineux pendant toute la durée du traitement. Le laser excimer retire d’abord l’épithélium de manière précise, puis remodèle la cornée pour corriger le défaut visuel. A la fin de l’intervention, le chirurgien instille des gouttes antibiotiques et anti-inflammatoires et pose une lentille pansement sur chaque œil. Celle-ci protège la surface oculaire et favorise la régénération de l’épithélium. L’intervention est très rapide, de l’ordre de dix à quinze minutes en tout, avec un temps laser d’une cinquantaine de secondes en moyenne. Le patient rentre chez lui le jour même.
Les suites opératoires après une TransPKR
La récupération visuelle après une TransPKR est progressive.
La vision est floue les premiers jours. Elle commence à s’améliorer après trois jours, une fois l’épithélium cicatrisé. La récupération visuelle complète est progressive et survient généralement en quelques semaines, souvent autour d’un mois.
Les collyres doivent être utilisés selon la prescription afin de prévenir l’infection et de contrôler l’inflammation. Pendant la nuit, le port de coques protectrices est recommandé pour éviter tout frottement involontaire. Il est essentiel de ne pas se frotter les yeux et de porter des lunettes de soleil à l’extérieur afin de protéger la cornée en cours de cicatrisation. Les activités professionnelles et la conduite peuvent être reprises après environ une semaine, tout comme le maquillage des yeux. La natation et les sports à risque d’impact (boxe, rugby…) devront attendre un mois.
Risques et complications possibles
Les complications sont rares lorsque l’indication est bien posée et les consignes respectées. La plus connue est le haze, une légère opacification transitoire de la cornée. Aujourd’hui exceptionnel grâce aux protocoles modernes, il se traite par des collyres corticoïdes. Lorsqu’il survient, il est le plus souvent réversible. Une sécheresse oculaire peut apparaître, mais elle est généralement modérée et temporaire, souvent moins marquée qu’après un Lasik. Comme pour toute chirurgie, un suivi régulier est indispensable, à une semaine de l’intervention puis à un mois. En cas de douleur intense, de rougeur importante ou de baisse brutale de la vision, le patient doit consulter un ophtalmologue sans délai.
Quels résultats attendre après une TransPKR ?
Les résultats de la TransPKR sont excellents, comparables à ceux de la PKR classique, avec une grande stabilité dans le temps. Elle permet d’obtenir une très bonne qualité visuelle et un haut niveau de satisfaction.
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